C’est un plat roboratif comme on les aime en hiver après une longue balade ou plus simplement en rentrant du travail. On peut le préparer la veille et le faire réchauffer, il n’en sera que meilleur. On peut aussi l’oublier sur un feu très doux et attendre que ses parfums se dégagent dans la cuisine, annonçant qu’il est bientôt l’heure de passer à table. Le chou farci est un de ces plats qui demandent du temps. Pas tant pour la préparation, méticuleuse mais plutôt simple, que pour la cuisson, lente. Une de ces recettes emblématiques de cette cuisine régionale qui revient en force, et on ne va pas s’en plaindre. Simple et peu onéreuse, la recette du chou farci s’échange volontiers. C’est le type même de plat unique qui convient à tous et que l’on peut accommoder de riz ou de pommes de terre, voire d’une polenta. On peut aussi le déguster présenté dans une assiette creuse sur un fond de bouillon de cuisson.
Les choux sont des légumes d’automne et d’hiver résistants aux températures froides et se gardant facilement. Le chou farci est donc le plat paysan par excellence, aujourd’hui couramment revisité par les plus grands chefs et mis aux menus de leur carte. Vert ou frisé, il fut longtemps un légume incontournable des tables et des jardins français. C’est en plus un super-aliment, très pauvre en graisse, riche en oméga 3, en calcium, en vitamine C (une portion de 250 grammes de chou cuit couvre pratiquement les trois-quarts du besoin quotidien d’un adulte), en vitamine A et même en vitamine K, très rare, avantageux pour le renforcement des os et la coagulation sanguine. Il contient également plus de fer que le bœuf et sa teneur en fibres fait de lui un précieux allié de l’équilibre intestinal. Choisissez-le bien pommé, c’est-à-dire bien rond, avec des feuilles d’un joli vert profond, fines et bien flexibles, gage de sa fraîcheur.
Le chou farci trouve ses racines dans des traditions culinaires anciennes et chaque région de France a sa recette, reflet de ses produits locaux et de son histoire. Ainsi, au Moyen Âge, le chou est la plante médicinale numéro un et le chou farci existe déjà. Mais c’était un repas de fête dans lequel on ajoutait souvent plus de pain que de viande. Les ingrédients variaient aussi selon les saisons. Catherine de Médicis en raffolait et a largement contribué à asseoir sa réputation de plat délicieux et bon pour la santé.
Aujourd’hui, le chou farci est un plat préparé avec différentes farces, en passant par l’adjonction de riz, de pain et d’épices. Signe des temps, la farce du chou n’est plus faite que de viandes, pour le plus grand bonheur des végétariens, qui apprécient les associations. De nombreuses variantes très goûteuses existent, à base de champignons, de quinoa ou de lentilles. Des goûts différents à découvrir, pour tout un chacun.
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